Le mot du Ministre

La paix, chèrement reconquise, grâce au savoir-faire politique de Son Excellence Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République, a permis à notre pays de conduire une remarquable action diplomatique.
A la faveur à cette action, le Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage a pu négocier et conclure des projets de développement agro-pastoral qui complètent l’armature institutionnelle des leviers de commande de la politique agricole. Il s’agit du Projet de Développement Agricole et de Réhabilitation des Pistes Rurales (PDARP) avec la Banque Mondiale et du réseau des Projets de Développement Rural (PRODER) 1, 2 et 3 avec le Fonds International de Développement Agricole (FIDA).
Avec la Banque Mondiale, il s’agit d’une favorable redécouverte de la centralité de l’agriculture, non seulement dans le développement rural, mais aussi dans le développement économique et social.
Avec le FIDA, qui n’a jamais déserté le champ du développement rural, encore que c’est sa vocation, il s’agit d’“oeuvrer pour que les populations rurales pauvres se libèrent de la pauvreté”.
Cette expérience que la République du Congo mène en partenariat avec le FIDA à travers les conventions de financement du PRODER Nord, du PRODER Sud et du PRODER 3, non seulement touche les populations rurales de tous nos départements, mais aussi et surtout donne une direction pour la prise en compte de ces populations rurales dans l’action publique que conduit le Président de la République. La restauration de la dignité et de la respectabilité des opérateurs ruraux passent aussi par la concrétisation de ces conventions.
Lutter contre la pauvreté est un défi que doit relever la gouvernance par la preuve qui est la doctrine qui structure le “Chemin d’Avenir”.
C’est l’avantage que présente la mise en œuvre du réseau PRODER à travers chacune de ces composantes. En
effet, l’accès aux marchés, le désenclavement des bassins de production, la lutte contre la mosaïque du manioc, la mise au point de nouvelles variétés de cultures vivrières, la formation, la vulgarisation, la culture de l’épargne et la circulation des produits agricoles sont autant de champs d’action que les PRODER investissent avantageusement, pour fonder une démarche à la fois pédagogique et pratique qui n’a de sens que la promotion de l’offre agricole de notre pays.
A l’évidence, la proximité des PRODER avec la mécanisation agricole, les Nouveaux Villages Agricoles et le Fonds de Soutien à l’Agriculture, qui participent du déploiement du Programme National pour la Sécurité Alimentaire (2008-2012) est l’expression de la volonté de mise en cohérence de l’action publique afin que l’expression de la politique agricole nationale soit vitale et maîtrisée.
La République du Congo, qui est un pays en situation de déficit alimentaire, n’a de chance de gagner la bataille de la sécurité alimentaire que dans la mesure où cette cohérence appellera la participation de tous les secteurs et de tous les intervenants à l’émergence de l’efficacité de notre système de production de nourriture.
C’est pourquoi, il est juste de demander aux populations congolaises de prêter aux PRODER toute l’attention qu’ils méritent en tant qu’instrument de la politique rurale du Président de la République et de favoriser leur mise en oeuvre en tant qu’outils du développement local.
En félicitant les Coordonnateurs, les Chefs des Composantes et tous les personnels des réseaux PRODER, j’engage tous les acteurs du Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage à mettre dans la balance du succès de la politique agricole du Président de la République, tout le poids du sens de leur patriotisme et de leur dévouement.



Rigobert MABOUNDOU
(Ministre de l’agriculture et de l’Elevage)