jeudi 9 décembre 2010

Mission de supervision du FIDA au Congo


Renforcer le leadership des organisations paysannes pour une meilleure pérennisation des acquis des Projet.
La mission de supervision du FIDA au Congo  a eu lieu du 30 juin au 16 juillet 2010. L’objectif de cette mission était de mesurer la performance globale du Programme -Pays, ses effets et son impact sur les groupes cibles.
La principale recommandation de la mission a été le renforcement des capacités organisationnelles des groupements bénéficiaires des actions des projets. La mission a relevé la faiblesse des organisations paysannes, ce qui à son avis représente un risque que les projets aboutissent à des résultats peu durable. En effet, Les trois projets ont initié à des degrés divers une multitude d’activités sans se concentrer sur le renforcement des organisations qui seront chargées de les perpétuer. Ainsi, les groupements, les caisses de micro finances comme les liens avec la recherche et les organes déconcentrés, semblent s’inscrire dans une approche d’exécution d’activités visant un meilleur accès au matériel génétique et à des techniques culturales améliorées. Cette approche vise de façon limitée la construction d’organisations capables de continuer à servir les usagers et les communautés au-delà de la durée des projets, constate la mission. D’après elle, pour améliorer les perspectives de durabilité, il est fondamental de se concentrer sur l’établissement d’organisations bien gouvernées (pour bien représenter les intérêts de tous leurs membres) et bien gérées (pour leur rendre efficacement les services escomptés).
La mission a par ailleurs  constaté que, même si les projets sont à des degrés divers de réalisation, ils tendent à converger vers des résultats communs et à nourrir une dynamique commune. C’est ainsi que le Programme Pays commence à poser les bases pour développer une filière de manioc qui soit plus productive et mieux organisée en mettant en place un système de production et de distribution de matériel génétique (variétés améliorées et saines). Ce système, dont le degré de développement dépend de chaque projet, semble être le résultat le plus probant du Programme Pays. Aussi, pour progresser davantage, la mission a recommandé de renforcer ce système en améliorant sa base organisationnelle paysanne, le compléter pour améliorer les liens de marché (transformation et commercialisation), créer des partenariats durables avec la recherche-et-développement au niveau national et régional, et fortifier les liens avec les organes déconcentrés
Si la faiblesse des organisations paysannes représente un risque pour les projets,  les retards constatés dans la construction des infrastructures risquent de  ralentir fortement l’accès au marché et de démotiver les producteurs. Les activités des projets se sont concentrées tout particulièrement sur l’amélioration de la production. En raison du haut potentiel des variétés de manioc vulgarisées qui ont un rendement de 3 à 5 fois plus élevé que les variétés usuelles, l’augmentation de la quantité de manioc mise sur le marché sera fort supérieure à l’augmentation de la production (à cause de l’importance de l’autoconsommation). Cette situation risque de créer successivement des goulets d’étranglement au stade de la commercialisation, une baisse des prix, et une démotivation durable des producteurs. Pour y remédier, la mission estime qu’il convient d’accélérer la construction des infrastructures prévues (notamment les ponts métalliques) au PRODER-1, et de mettre en place les financements des infrastructures des deux autres projets en accélérant les procédures de décaissement du prêt OFID ( Fonds OPEP) pour le PRODER-2, et de ratification du prêt OFID ( Fonds OPEP) pour le PRODER-3. Il convient également d’améliorer la transformation primaire et le stockage au niveau des groupements de producteurs pour leur permettre de mieux échelonner l’écoulement de la production dans le temps, et de retenir une part plus grande de la valeur ajoutée générée dans la filière.                     
La mission a également relevé, le faible taux de décaissement au niveau des projets : 58,5% et 46,5 % pour les prêts FIDA pour le PRODER-1 et PRODER-2, 12,4% pour le don FIDA (PRODER-3) et 0% pour les deux prêts de l’OFID (PRODER-2 et 3). 
Signalons qu’il s’agit de  la première mission de supervision directe pour le PRODER-3, la deuxième pour le PRODER-1 et la troisième pour le PRODER-2.

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