jeudi 9 décembre 2010

Coopération Congo OPEP : L’Accord de prêt ratifié

 
Le Président de la République à promulgué le 21 octobre 2010,  la loi N°11-2010 autorisant la ratification de l’accord de prêt entre le Congo et le fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID) adopté par l’assemblée nationale et le Senat. Cet accord est relatif  au Projet de développement rural dans les départements de la Likouala, du Pool et de la sangha (PRODER 3).

L’accord de prêt signé le 06 octobre 2009 entre le Congo et l’OFID vise la mise en œuvre de la composante accès aux bassins de production du PRODER 3. D’un coût global de sept (7) millions de dollars américains, ce prêt accordé au Congo sera remboursé avec intérêts au taux de 1,75% par an. Il  permettra de financer la réhabilitation et l’entretien d’au moins  100 km de voies de dessertes agricole, ainsi que la réhabilitation de 390 km de voies navigables secondaires pour accéder  aux bassins de productions prioritaires, ou axes y conduisant. Il financera également 60 ouvrages de franchissement. Les routes nationales  et préfectorales ne sont pas prises en compte par ce financement.

Réhabilitation des pistes prioritaires et des ouvrages de franchissement.
Dans le Pool, la réhabilitation des  pistes sera confiée au bureau local du PNUD qui mène déjà des activités similaires dans ce département. Dans la mesure du possible l’approche HIMO sera privilégiée, dans le but de créer de l’emploi aux jeunes désœuvrés  et autres populations vulnérables en zone rurale, former les villageois et les prestataires de services à cette méthode qui peut s’appliquer ensuite valablement lors de l’entretien des pistes et minimiser les coûts de réhabilitation. En outre, les densités suffisantes de population, la qualité des substrats rencontrés et la densité du réseau hydrographique  permettent la mise  en œuvre de cette méthode dans la grande majorité des axes envisagés.
Dans la Sangha et la Likouala cependant, la réhabilitation des pistes sera effectuée par des prestataires de services locaux spécialisés (associations, ONG, PME), sélectionnés à partir de la liste restreinte du PNUD, du PDARP, des autres projets du FIDA et des autres intervenants. Le PDARP, financé par la Banque mondiale et le gouvernement Congolais, réhabilitera des pistes dans la Sangha et le Pool. Par principe de subsidiarité, le PRODER-3 se focalisera uniquement sur les pistes non prises en charge par le PDARP, et nécessitant des travaux de réhabilitation et non d’ouverture.
Entretien des pistes réhabilitées et des voies navigables
Le PRODER-3 appuiera l’entretien annuel des pistes par cantonnage dès l’année suivant leur réhabilitation. Pour ce faire, le Projet mettra en place par l’intermédiaire des prestataires de services (dans la Sangha et la Likouala) et le PNUD (dans le Pool), et de manière contractuelle, des comités d’entretien des pistes en charge de la gestion des barrières de pluies. Aussi, par le biais de ces prestataires, le Projet équipera ces comités en petit équipement de cantonnage, les formera à l’entretien régulier des pistes. Les prestataires créeront et installeront des barrières de pluie sur les axes réhabilités suivant une approche participative en impliquant fortement les riverains, et formera ces comités à la gestion de ces postes de surveillance. Le premier entretien annuel par cantonnage sera financé par le fonds OPEP, tandis que les entretiens ultérieurs seront pris en charge par le Fonds routier. Dans ce but, l’un des rôles des PS locaux ci-dessus sera d’appuyer les comités d’entretien routier et les collectivités décentralisées (conseils départementaux, districts) à monter les dossiers de financement pour obtenir l’intervention du Fonds routier et assurer sa bonne exécution en travaillant étroitement avec les DDTP. L’entretien annuel par cantonnage d’une part et la mise en place et la bonne gestion des barrières de pluie d’autre part, permettront de prolonger la durée de vie des pistes réhabilitées mais ceci n’est pas suffisant. Il sera nécessaire d’effectuer également un entretien mécanisé périodique des pistes réhabilitées, tous les trois ans environ, pour garantir la pérennité des infrastructures réhabilitées. Ces travaux seront pris en charge par le Fonds routier. Par ailleurs, le Projet financera, exclusivement dans la Likouala, l’entretien des voies navigables secondaires, qui ne sont pas prises en charge par le Service commun d’entretien des voies navigables (GIE – SCVN), et permettent d’accéder aux villages. Dans la Sangha, les voies de navigation sont à la charge du GIE - SCVN.



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